Le Blog d'Olivier Da Lage

Le Yémen entre démocratisation et guerre civile (Revue Défense Nationale, février 1993)

Le Yémen entre démocratisation
et guerre civile

par Olivier DA LAGE

Un mois avant l’invasion irakienne du Koweït, un excellent article de M. Olivier Da Lage, journaliste, nous montrait ce pays sur la voie de la démocratisation. Cette fois-ci, cet auteur évoque la situation au Yémen deux ans après sa réunification : nombreuses difficultés, politiques certes, mais surtout économiques et sociales. Nous sommes heureux de publier ce texte à un moment où les regards se portent ailleurs, alors que des manifestations sanglantes au Yémen ne font l’objet que de simples entrefilets dans la plupart de nos journaux.

La crise sociale qui a éclaté dans les principales villes du Yémen à la mi-décembre est peut-être le plus grave défi auquel ait été confronté le gouvernement de coalition qui dirige le pays depuis l’unification des deux Yémen en mai 1990 : deux ans d’unité marqués par une ouverture démocratique sans précédent dans les deux parties, mais aussi par de vives tensions politiques, ainsi que par des rapports détestables avec l’Arabie Saoudite.

L’UNITE DEUX ANS APRES

Pendant plus de vingt ans, la République arabe du Yémen (Nord) et la République démocratique et populaire du Yémen (Sud) se sont opposées et parfois fait la guerre (comme en 1979) tout en entretenant la subversion chez le voisin. Lorsqu’en novembre 1989, les dirigeants des deux pays annoncent que le Yémen sera réunifié dans un délai d’un an, le scepticisme est de mise chez la plupart des observateurs ; mais en mai 1990, six mois avant l’échéance, les deux Parlements ratifient l’unité yéménite. Certains chefs tribaux et islamistes du Nord, tout en approuvant l’unification dans son principe, dénoncent vivement le projet d’associer au pouvoir des « communistes athées » qui autorisent la consommation d’alcool et prônent la libération de la femme.

La période transitoire

Le compromis constitutionnel prévoit une période transitoire de deux ans et demi devant expirer le 22 novembre 1992, au terme de laquelle des élections libres, démocratiques et pluripartites devront avoir été tenues pour désigner un nouveau Parlement. Les détenus politiques doivent être aussitôt libérés dans l’ensemble du pays. En attendant, l’Assemblée nationale du Yémen réunifié résulte de la fusion des deux corps législatifs. Le principe d’une union des deux armées est décidé, mais si l’état-major a effectivement fusionné, à ce jour, l’armée du Nord et celle du Sud constituent encore des entités distinctes.

Un temps, les dirigeants du Nord et du Sud ont envisagé la réunion du Congrès général du peuple (CGP), le parti au pouvoir dans le Nord, et du Parti socialiste yéménite (PSY), c’est-à-dire communiste, qui dirige Aden. Faute d’un accord sur une formule garantissant à chaque courant son autonomie, ils ont finalement opté pour le multipartisme, tout en se partageant le pouvoir.

Le partage du pouvoir

La capitale politique du Yémen réunifié est Sanaa, tandis qu’Aden est vouée à devenir la capitale économique. Le président du Nord, Ali Abdallah Saleh, devient le chef d’Etat du Yémen, dont le vice-président, Ali Salim El Beidh, est un sudiste, ainsi que le Premier ministre Abou Bakr Al At, l’ancien chef d’Etat du Sud. Dans virtuellement tous les ministères, les postes de responsabilités sont dédoublés. Cette fusion des administrations, qui ressemble davantage à une addition, se traduit par un alourdissement de la bureaucratie yéménite et une aggravation de la paralysie de l’Etat. Les cadres sudistes, qui avaient une réputation de relative efficacité et d’intégrité, se retrouvent en effet à la tête d’administrations totalement inopérantes ; certains d’entre eux ne tardent pas à goûter, eux aussi, aux délices de la corruption.

L’éclosion démocratique

En faisant le choix du pluripartisme et de la démocratie, les dirigeants du nouveau Yémen ont, sans le vouloir, ouvert la boîte de Pandore. N’ayant, ni au Nord, ni au Sud, pratiqué, même de loin, ce qu’il est convenu d’appeler la démocratie, ils n’avaient sans doute qu’une lointaine idée de ce que ce choix allait réellement signifier. Or, en quelques mois, on assiste à une véritable explosion démocratique, comme si, par une étrange équation, l’addition de deux régimes autoritaires s’annulait pour engendrer la liberté. Une quarantaine de partis font leur apparition, couvrant tout le spectre imaginable de la vie politique. Près de 130 journaux et magazines voient le jour, certains se signalent par un ton extrêmement critique à l’égard du pouvoir.

Les deux principaux partis restent bien entendu le Congrès général du peuple (CGP) et le Parti socialiste yéménite (PSY). Le CGP, créé en 1982 par Ali Abdallah Saleh, était jusqu’à l’unification le parti officiel au Nord. Républicain et nationaliste, il revendique la révolution de 1962, mais fait en réalité coexister en son sein des personnalités à l’idéologie très différente, progressistes et conservateurs. C’est dans le Nord que son implantation est la plus forte. L’ancien Yémen du Sud constitue de même le fief du PSY, qui en était le parti officiel ; cependant, son influence s’étend un peu plus au Nord, dans la région de Taëz, traditionnellement frondeuse envers Sanaa.

La troisième force politique est le Mouvement pour la réforme, l’Islah. C’est un parti islamiste dirigé par le puissant chef de la confédération des tribus Hached du Nord, Cheikh Abdallah Al Ahmar. Même s’il rassemble en son sein les frères musulmans de Cheikh Zendani, l’Islah est sans doute davantage un parti à base tribale qu’un mouvement islamiste au sens où on l’entend habituellement. Son influence doit moins à son rôle dans l’ensemble du pays qu’à sa forte implantation dans le Nord, à la frontière de l’Arabie Saoudite avec laquelle elle entretient des rapports étroits et à la puissance de feu de ses milices tribales : Cheikh Abdallah Al Ahmar serait en mesure de lever une armée de 25 000 hommes (1) ! Cependant, en dépit d’importantes manifestations et du soutien ouvert de l’Arabie Saoudite, l’Islah n’a pas été en mesure de s’opposer à l’adoption par référendum de la Constitution qui stipule que la ch aria constitue la source principale — et non unique — de législation. Elle n’a pas réussi non plus à empêcher l’adoption par le Parlement de la loi sur l’éducation, qui retire aux religieux nombre de leurs prérogatives. Ces deux exemples illustrent les limites de l’influence de l’Islah et ramènent à de plus justes proportions les prédictions de certains quant à un « raz-de-marée » islamiste au Yémen.

Après ces trois forces, viennent diverses formations de moindre importance : trois partis nassériens, le Rassemblement unioniste (opposition démocratique), Al Haq (islamiste) ainsi que d’autres, parfois sans aucune influence. Les plus importants de ces petits partis constituent ce qu’on appelle l’opposition (2).

LA CRISE POLITIQUE

Aussi sincères qu’aient pu être Ali Abdallah Saleh et Ali Salim El Beidh dans leur désir d’unité, leurs arrière-pensées étaient en revanche difficilement compatibles, ce qui n’a pas manqué de provoquer une crise politique.

La guerre des deux Ali

à partir de l’automne 1991, la vie politique yéménite est marquée par un certain nombre d’assassinats de dirigeants politiques. La plupart des victimes appartiennent au PSY ou au Rassemblement unioniste. Les auteurs de ces attentats ne sont jamais arrêtés et encore moins jugés. Dans les rangs de l’opposition et du PSY, on n’hésite pas à en faire porter la responsabilité à des « escadrons de la mort » agissant sur ordre de l’entourage direct du président Ali Abdallah Saleh. Dans le courant de l’année 1992, quelques attentats à l’explosif sont commis contre des représentants diplomatiques, contre des locaux du CPG ou les domiciles de ses dirigeants. Ces bombes, de faible puissance, causent de légers dég‰ts matériels sans faire de victimes. Là encore, la rumeur en attribue la paternité à l’entourage du président, qui, par cette mise en scène, chercherait à démontrer que les victimes n’appartiennent pas toutes au même bord.

Tandis que ces attentats provoquent une tension certaine entre les deux partis au pouvoir, l’approche de l’échéance du 22 novembre 1992 engendre des frictions supplémentaires. Il ne fait pas de doute que le président a envisagé, au terme de la période transitoire, de se débarrasser du PSY avec lequel il partage durant cette période la moitié des centres de décision. De son côté, le PSY, associé au pouvoir sans le contrôler véritablement, voit sa base politique s’éroder, notamment à Aden où l’on attend toujours les retombées économiques de l’unité.

Le PSY s’inquiète de la perspective de devoir quitter le pouvoir et recherche des garanties sur la poursuite du partage de celui-ci au-delà de la période transitoire. Les habitants du Sud, habitués à une économie administrée, voient les prix des denrées de base multipliés par huit, découvrent le chômage. La misère engendre la criminalité. Les islamistes organisent des expéditions punitives contre les femmes, traditionnellement plus « libérées » dans le Sud qu’au Nord. Ils voient leurs dirigeants passer tout leur temps à Sanaa, négligeant Aden. Quant au projet de faire de ce port une zone franche, il reste dans les tiroirs, tant en raison de l’opposition des tribus du Nord et des islamistes, que de l’absence de financement pour un projet jugé peu rentable par les investisseurs étrangers. Les habitants du Sud estiment qu’ils sont les perdants de l’unité et qu’ils ont été absorbés au profit exclusif des nordistes.

C’est dans ce contexte qu’à l’improviste, au cours de l’été 1992, le vice-président Ali Salim El Beidh quitte abruptement Sanaa pour Aden. Cette « bouderie », qui dure plusieurs mois, permet au secrétaire général du PSY de rétablir sa popularité au Sud en démontrant à ses partisans qu’il n’est pas l’otage du président Saleh.

Le report des élections

Début novembre, les deux hommes parviennent à un compromis au terme d’une rencontre de trois jours à Hodeidah, suivie du retour d’Ali Salim El Beidh dans la capitale. Dans la foulée, le conseil présidentiel annonce le 5 novembre le report des élections au 27 avril 1993. Certes, il était devenu matériellement impossible je les tenir avant le 22 novembre, mais seules des raisons politiques ont pu motiver un délai supplémentaire de cinq mois. Tout indique qu’au cours de leur rencontre, Ali Abdallah Saleh et Ali Salim El Beidh se sont entendus pour poursuivre la cohabitation au-delà de la période transitoire, et qu’un arrangement électoral a été trouvé afin de garantir une confortable majorité à cette coalition. Le système électoral et les structures sociales du Yémen permettent d’y parvenir sans recourir à des fraudes massives. Le vote se déroule en effet selon la règle du scrutin uninominal de circonscription à un tour, ce qui impose de ne pas disperser ses VOiX.

Par ailleurs, il est politiquement difficile au PSY d’appeler à voter CGP dans une circonscription en échange d’un désistement réciproque dans une autre. En revanche, rien n’interdit aux deux partis de s’entendre sur le choix du vainqueur dans une circonscription donnée. Il leur suffit d’opter pour un candidat doté d’une forte implantation personnelle, familiale ou tribale, tout en « parachutant » pour la figuration un candidat de l’autre parti n’ayant aucune chance de l’emporter. Le résultat est garanti et les apparences sont sauves. Cette manœuvre n’a bien sûr pas échappé aux partis de l’opposition, qui ont protesté pour la forme ; mais ils n’ont guère le choix et préfèrent un scrutin imparfaitement démocratique en avril 1993 au risque d’une crise politique pouvant déboucher sur l’interruption du processus démocratique, l’imposition de l’état d’urgence, voire la guerre civile.

LES TENSIONS FRONTALIERES

« L’unité plus la démocratie, c’est une menace plus grande pour l’Arabie Saoudite que la révolution de 1962 », confie un membre important du gouvernement yéménite. Si le roi Fahd a apporté sa bénédiction publique à l’unification en mai 1990, il n’est un secret pour personne que la perspective d’un Yémen unifié est un cauchemar pour les dirigeants saoudiens. Les Yéménites assurent qu’à sa mort, le roi Abdelaziz Ibn Saoud a rassemblé ses fils (futurs souverains d’Arabie) et leur a confié en testament politique : « Le bonheur du royaume se trouve dans le malheur du Yémen ». Vraie ou fausse, cette anecdote illustre parfaitement le climat des relations entre les deux pays. Trois mois seulement après l’unité, l’invasion du Koweït donne lieu à une brutale dégradation des rapports. Pour punir le Yémen de son soutien à l’Irak, l’Arabie Saoudite renvoie en quelques semaines près de 900 000 travailleurs yéménites dans leur pays. Simultanément, elle suspend son aide économique à celui-ci, tout en continuant de financer les tribus du Nord qui échappent au contrôle du gouvernement de Sanaa. Cette double mesure contribue à asphyxier économiquement le Yémen, le privant des transferts en devises de ses émigrés et y ajoutant le fardeau du chômage, alors même que l’aide financière se tarit.

En avril 1992, le gouvernement saoudien adresse une lettre d’avertissement aux compagnies pétrolières qui prospectaient sous licence yéménite dans la zone frontière. Hunt, BP, Total et Elf sont ainsi mises en garde contre une prospection en « territoire saoudien ». Cet incident survient alors que le traité de Taëf arrive à expiration en septembre. Cet accord, imposé en 1934 au Yémen par Ibn Saoud, octroie à l’Arabie les provinces de Jizzane, de Najrane et de l’Assir. Les Yéménites, qui refusent de le reconduire, demandent la réouverture de négociations sur le traité. Devant le refus des Saoudiens, le président Saleh accuse ceux-ci d’avoir des visées expansionnistes sur l’Hadramaout, ainsi que sur les provinces de Jawf et Mareb, toutes riches en pétrole. Finalement, à la suite de pressions étrangères, notamment américaines, les Saoudiens consentent en juillet à ouvrir des négociations sur le différend frontalier.

Cette tension contraste avec les relations du Yémen avec son autre voisin, le sultanat d’Oman. En octobre, au terme de longues et difficiles négociations, les deux pays signent un accord sur la démarcation de leur frontière. Par la suite, le sultan Qabous d’Oman propose sa médiation au Yémen et à l’Arabie. Les Saoudiens la récusent.

LES DEFIS ECONOMIQUES

Malgré les découvertes pétrolières, l’économie du pays est sinistrée. C’est particulièrement vrai du Sud, où tout est à refaire après plus de vingt ans d’économie administrée. Plus généralement, l’inefficacité de l’administration et les bakchichs prélevés par les tribus découragent les projets d’intérêt national. à terme, deux menaces particulièrement graves pèsent sur l’économie du Yémen : sa croissance démographique galopante (+ 3,5 %) permet de prédire pour ce pays de 14 millions d’habitants une population de 20 millions en l’an 2000, 25 millions en 2010 et 50 millions en 2020 (3) ; par ailleurs, les ressources hydrauliques (nappes phréatiques et fossiles) ne sont pas renouvelées au rythme de leur consommation. Dans le plateau de Sanaa, par exemple, le niveau de l’eau baisse de près de 3 mètres par an (4). Cette pénurie va conduire à moyen terme à l’abandon de surfaces arables, alors même que l’accroissement de la population fera grandir les besoins agricoles du pays.

Plus immédiatement, les graves difficultés économiques du pays et le manque de liquidités se sont traduits en 1992 par une chute progressive du cours du ryal, combinée à une spéculation sur le dollar qui a conduit le gouvernement en novembre à emprisonner les changeurs du souk, dans une tentative dérisoire d’enrayer la spéculation.

L’effondrement du ryal et la hausse brutale du prix du sucre début décembre ont suscité des manifestations contre la vie chère à Taëz, Sanaa, Hodeidah et dans les principales villes du pays, qui ont dégénéré lorsque l’armée, apparemment débordée, a tiré sur la foule qui s’en prenait aux b‰timents symbolisant l’Etat ou l’armée.

LA NOUVELLE DONNE POLITIQUE

Cette crise sociale modifie substantiellement la donne politique. La mise en cause par les manifestants du président Saleh et de son entourage, accusés de corruption, illustre le discrédit du CGP. Désormais, il est clair que celui-ci a autant besoin du PSY que l’inverse était vrai quelques mois auparavant ; mais dans ces conditions, ce dernier ne sera-t-il pas tenté de prendre ses distances, afin de ne pas se couper de sa base sociale en étant associé à la politique économique impopulaire du gouvernement ? En effet, si le PSY est d’accord pour partager le pouvoir avec le CGP, il ne souhaite sûrement pas être entraîné par le président Ali Abdallah Saleh dans sa chute éventuelle. Dans cette hypothèse, on peut craindre un regain de tension entre les deux forces politiques. Quant aux formations d’opposition, membres du Congrès national (5) qui ont appelé à la grève, elles ont fait savoir qu’elles entendaient ne pas jeter d’huile sur le feu et demandent la constitution d’un nouveau gouvernement d’union nationale les associant au pouvoir. Ces formations redoutent qu’une dégradation de la situation n’entraîne le président à décréter l’état d’urgence, et elles n’entendent pas lui fournir ce prétexte. Par ailleurs, elles voient là l’occasion de se réinsérer dans un jeu dont elles avaient été exclues par l’accord PSY-CGP.

CONCLUSION

Plus de deux ans après l’unité, personne, au Yémen, ne la remet en question, même si certains en critiquent les modalités. C’est un acquis important pour ce pays miné par tant de forces centrifuges.

Les souvenirs vivaces de la guerre interyéménite (1979) et de la guerre civile au Nord (1962-1967) et au Sud (1986), ainsi que le fait que tous les Yéménites sont armés, ne laissent planer aucun doute sur les conséquences d’une crise institutionnelle majeure. Un conflit politique dans lequel l’une des forces principales (CGP, PSY ou Islah) se sentirait perdante dégénérerait aussitôt en une guerre civile, dont les victimes se compteraient par dizaines de milliers. Cette crainte, toujours présente à l’esprit des Yéménites, exerce un rôle de dissuasion et de régulation de la violence.

Pour prévenir ces dérapages, les principales forces politiques, on l’a vu, ont passé un compromis « à la yéménite », dussent les principes de la démocratie électorale en souffrir quelque peu. La paix civile est à ce prix et l’ensemble des forces politiques s’y sont plus ou moins résignées. Depuis deux ans, la violence politique est donc restée en deçà de la ligne rouge. Quant aux violences tribales, traditionnelles au Yémen, elles se sont poursuivies sporadiquement, mais sans mettre en péril la sécurité du pays dans son ensemble. L’un et l’autre de ces dangers paraissaient donc sous le contrôle des dirigeants politiques.

Cependant, le social a rattrapé et dépassé le politique. Tout à leurs subtilités politiques, les dirigeants yéménites, faute d’avoir su s’attaquer au désastre économique, n’ont pas réussi à contenir l’explosion sociale. Bien davantage que les tensions politiques, c’est la pauvreté qui constitue aujourd’hui la menace la plus immédiate pour la paix civile dans ce pays et pour son expérience démocratique.

Décembre 1992


(1) Reuter, 25 mai 1990, cité par le rapport de Middle East Watch : « Yemen, steps toward civil society « , vol. 4, issue 10 novembre 1992.
(2) Une vingtaine de partis d’opposition se sont regroupés au sein du Congrès national. L’Is/ah n’en fait pas partie. mais soutient parfois leur action.
(3) Source : PNUD.
(4) Source bancaire.
(5) L’Islah, bien que non membre du Congrès national, a appuyé cette initiative.

 

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  3. […] rêves brisés de l’unité yéménite (Le Monde diplomatique, juillet 1994) Le Yémen entre démocratisation et guerre civile (Revue Défense Nationale, février […]


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